Le fruit à pain est un légume très prisé aux Antilles, mais initialement cultivé en Asie. Il fut introduit dans nos îles dans le but de nourrir les esclaves.
Ce fruit pousse sur un bel et grand arbre appelé « arbre à pain » (surprenant non ?), et pèse entre 1 et 3 kg. Autant vous dire qu’un seul fruit peut nourrir une famille entière !

Composé d’une peau verte très fine joliment décorée de formes hexagonales, ce fruit contient une très grande quantité de latex et nécessite d’être coupé/pelé sous l’eau si vous ne voulez pas garder les mains collantes plusieurs jours. Sa chair est blanche et son cœur est comme alvéolé. Il se cueille à maturité, quand le fruit est encore vert (dépourvu de tâches) et que de la sève blanche et laiteuse coule à l’extérieur. Après récolte, le fruit muri extrêmement rapidement, il faut donc le placer dans un endroit frais et sec à l’abri de la lumière ou immergé dans l’eau, le consommer dans les 72h, ou en extraire sa pulpe et la congeler pour plus tard (historiquement, les fruits à pain étaient enveloppés dans des feuilles de bananier puis enterrés pour les conserver plus longtemps).

Comme de très nombreux légumes aux Îles, le fruit à pain se rapproche sensiblement de la pomme de terre, mais a la particularité d’avoir une chair nettement plus fondante et élastique, ce qui lui confère une certaine légèreté. C’est un aliment calorique, riche en sucre, fibres amidon et vitamine C.

Le fruit à pain se déguste cuit uniquement, à l’eau, en sauce, ou frit, et parfois même en confiture.
Il est l’ingrédient phare du migan (légumes fondants mijotés), permet la réalisation de frites excellentes (compter plusieurs bains pour plus de fondant), ou de croquettes onctueuses, et s’il est trop mur, peut être cuisiné sucré type confiture ou flan !